Futur ? La panne des imaginaires technologiques de Nicolas Nova 4/4

Publié le par Eterlutisse

Je faisais mariner la fin de l'ouvrage depuis quelques jours. Difficile de quitter cette "mine de futur" où j'ai pu à chaque page découvrir des artistes, des penseurs, des designers, des auteurs,... qui tentent de soutirer au présent les pépites d'avenir qu'il contient.

Dans son dernier chapitre Nicolas Nova fini par dire en toutes lettres ce qu'il cachait maladroitement dans son dos tout le long : en fait, y en a pas de "Panne des imaginaires technologiques" ! Il y aurait plutôt diffraction.

La postface de David Calvo est so militante. Il concentre en 3 pages l'essentiel de ce qu'il fait passer dans ses interventions, dessins, écrits... Moi ce sera en 3 mots :p. Vivons le Présent ! (Et il y aurait une majuscule à "vivons" même si c'était pas le début de la phrase.) Il recentre le futur sur l'humain et le rapport poétique au monde qu'il entretient. Il ne rejette pas la technologie mais son instrumentalisation mercantile. Il enrage contre les naïves attentes du peuple quant aux miracles technologiques. -Il fustige lui aussi les voitures volantes :)))-

Ce soir j'ai essayé de regarder le live de la Gaîté Lyric pour les 10 ans de la Volte où passaient David Calvo et Alain Damasio. Le peu de "paquets" qu'a réussi a me faire passer mon galet de WIFI mobile abordait opportunément les thématiques de "Futur ? La panne des imaginaires technologiques", Alain Damasio ayant écrit de fabuleuses nouvelles présentant notre quotidien bouleversé par de nouveaux objets et les usages qui leurs sont liés.

J'ai eu parfois l'impression que Nicolas Nova rangeait les écrivains dans la case "bonne anticipation" ou "mauvais anticipation" de façon arbitraire. J'ai été froissée que, sous prétexte que le grand public adhérait ou que leurs propositions s’inséraient dans du cinéma grand spectacle, il invalidait toute une partie de la création science-fictive. Le format et les objectifs de départ qui sont finalement de présenter la diversité de la production de SF l'ont sans doute empêché de développer assez les raisons qui semblent lui faire rejeter la partie émergé de l'iceberg SF.

J'ai beaucoup aimé ce petit ouvrage assez optimiste malgré le postulat de départ. Il m'a donné plein d'énergie pour continuer à écrire de la SF douce, comme je l'aime, comme un mantra pour accepter le réel tel qu'il est maintenant et impermanent.

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