Hundertwasser, le rêve de la couleur

Publié le par eterlutisse

http://s2.e-monsite.com/2009/10/24/03/resize_550_550//277081_l.jpgJ'ai visité pour la troisième fois l'expositon temporaire de la Vieille Charité, dédiée à Hundertwasser. Un pincement au coeur en longeant les galeries entre les salles car c'est la dernière fois que je la visite pour moi -avant la visite avec mes élèves-. Bientôt les oeuvres rentreront dans leurs musées et collections privées... finies les vacances au soleil.

 

 

Cette fois c'était avec un guide ! (Ces visites ont lieu à 16h00 pour un surcoût modique de 3 euros.)

Il avait un doux accent autrichien (?) qui mettait dans l'ambiance et il nous a bien fait ressentir toute la controverse qui entoure le personnage contrasté de Hundertwasser grâce à de nombreuses anecdotes.

 

Il nous a parlé de certaines oeuvres -peintes- en nous donnant des indications sur le vécu de l'auteur à ce moment là, ce qui les a inspiré, en nous rapportant les réactions provoquées par l'oeuvre d'Hundertwasser. Il nous a fait aussi partager sa vision personnelle. Une bien belle visite qui n'a malheureusement durée qu'un peu plus d'une heure. Nous n'avons pas pu voir les deux dernières salles... Que le temps passe vite.

 

Grâce au guide, j'ai enfin compris ce que venait faire les collages dans le tableau RENCONTRES ETRANGES (953) : des morceaux de papier cadeau japonais car c'est un tableau sur sa séparation avec Yuko, sa femme.

                                                              pourquoi il y avait des croix gammées dans certaines de ses oeuvres. Dans LA FEMME VERTE - LA JARDINIERE POLITIQUE (178), il réenchante le symbole de la svastika pour le dénazifier par le biais de l'art.

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/243474/gd/1192396063/Hundertwasser.jpgle pourquoi de la forme étrange de LOEWENGASSE LA TROISIEME PEAU (839) : une forme de valise car il a fait voyager son tableau pour le peindre. http://www.magazine-immobilier.org/wp-content/uploads/2009/01/hundertwasser-immeuble-02-300x229.jpg

 

Il nous a présenté deux de ses autoportraits. 1961

Celui de 1961, LA BARBE GAZON DE L'HOMME DEMUNI (498), était plein de mystères que le guide a essayé de percer pour nous. Notament l'aspect de cernes de bois du crâne devient limpide quand il nous dit qu'il l'a peint à 33 ans et qu'il y a 33 cercles concentriques.

 

J'ai appris la fin burlesquement tragique de la performance de la soupe d'ortie, où personne n'a voulu en manger sauf lui et qu'il est tombé malade parce qu'il avait fait sa soupe dans une lessiveuse mal rincée.

 

L'anecdote que j'ai le plus aimée est celle sur son changement de nom. J'avais lu qu'il avait changé de mot mais que son nom voulait dire "cent eaux" avant et après. En fait, son nom Stowasser voulait dire "eaux de barrage" et lui l'a changé en Hundertwasser "cent eaux". Une dame a voulu expliquer que "sto" en polonais voulait dire cent aussi mais en l'occurence il s'agissait du "sto" qui veut dire barage. C'était une façon de faire sauter le "barage' et de se libérer.

 

Après, pour mon imaginaire personnel, dans lequel je vois Hundertwasser comme un reflet contemporain du Christ, j'aime assez cette idée de renaissance -"baptème"- par le nom "eau" et aussi le fait qu'il se soit déclaré "roi peintre" ;).

 

 

Comme c'était la der' de der', j'ai craqué pour quelques articles de la boutique dont un livre remarquable :

http://www.librairie-descours.com/I-Grande-18049-the-yet-unknown-hundertwasser.net.jpg

je ne l'avais pas pris les premières fois car il est en allemand et en anglais mais finalement, l'anglais se lit très bien. C'est le catalogue d'une exposition qui a eu lieu en 2008 et qui présente des travaux moins connus. Il y a de nombreux propos de l'artiste sur ce qui est présenté ce qui le rend vraiment intéressant.

 

 

 

 

 

Ensuite je suis, comme d'habitude passé au petit magasin de la rue Fiocca, pour déguster un cup cake carambar et un thé glacé à la figue et j'ai eu le plaisir d'apprendre qu'il ouvrirait encore jusqu'en décembre ! Et que tel un phoenix il réouvrirait ailleurs dans Marseille, après.

 

 

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